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Rencontre avec ma Flamme Jumelle


Couple amoureux

 Il y a quelques années de cela j'ai écrit cette nouvelle sur la rencontre avec ma flamme jumelle, aujourd'hui je la partage sur ce blog. Si vous préférez la version audio, j'en avais fait un enregistrement que vous trouvez sur ma chaine YouTube: https://www.youtube.com/watch?v=whmjgXkoqHc&list=PLe8MAz30fPv-3VQ0XSgWl68btGrW8xi2C&index=8&t=1s*





Ecrire, pourquoi écrire, j’aime pourtant tant l’instant présent. Ce que nous vivons n’a de réalité qu’au moment où nous le vivons alors qu’à la seconde qui suit l’émotion n’est plus, elle part dans l’Univers.

Mais comme la démarche de Vanessa Springora pour son livre «  Le consentement » et dont je viens de terminer la lecture, écrire c’est aussi le pouvoir d’ancrer une réalité alors que le mental, lui vacille, c’est pour son cas prendre au piège son bourreau à son propre jeu, l’enfermer dans la réalité du récit, lui qui est écrivain et pour moi un moyen de ne pas douter de ce qui a eu lieu, parce que quoi qu’il arrive alors que la vie continuera , alors que peut être je ne relirai jamais ces mots, cette nouvelle enfermée dans son carnet sera là comme une mémoire externe à mon cerveau parce que tout n’est qu’illusion et que nous pouvons douter de tout.

 

Octobre 2019, je m’inscris sur un site de rencontres. Mais qu’est ce qui me prend, pourquoi cette démarche, à bien y réfléchir, cela ne me ressemble en rien et est-ce vraiment le moment ?

Ces cinq dernières années ont été un long périple durant lesquelles j’ai "tout perdu", travail, santé, mon père, mon couple, l’illusion de l’amour, ma famille, mon foyer avec mes trois enfants, mon logement, tous mes biens. Séparée d’un pervers narcissique depuis à peine deux ans après 29 années de vie commune, je sors d’un cancer du sein avec mastectomie et ma dernière opération ne remonte qu’à  5 mois. Durant cette période sombre je touche le fond, je suis seule, face à moi-même, face à la douleur, face  à la souffrance plus profonde de mes actes. Qu’est ce qui me tient à la vie ? Après avoir envisagé la mort comme un soulagement mais aussi pour ne plus en avoir peur, je me débarrasse de mes peurs les unes après les autres, cela ne se fait pas sans souffrances mais en même temps je trouve petit à petit un peu plus de sérénité.


Je sors la tête de l’eau et ma situation est catastrophique sur tous les plans, je vis touchant l’équivalent de mon loyer en indemnités maladie, je suis même allée au « mont de piété » gager les quelques bijoux que j’avais, je ne vais pas reprendre mon travail d’auxiliaire de vie (travail trouvé rapidement pour me permettre de fuir mon foyer) trop épuisant, je ne touche pas de pension alimentaire car pas mariée, ayant pourtant supporté la charge du foyer et dépensé ma paye entière lorsque j’avais un bon poste, aucun de mes enfants n’est autonome, ils étudient, se cherchent, à part un ami je suis seule et bien sûr sentimentalement je ne peux pas être au plus bas. Ma fille me rejoint dans mes 24 mètres carré, elle ne peut pas supporter la vie avec son père et son attitude si lamentable face à ses enfants. Nous déplions tous les jours le canapé premier prix chez Ikea et nous nous débarrassons encore plus de toutes affaires superflues, un portant et une commode pour deux et c’est dans ces conditions que je vis ma maladie, ma convalescence et mes soins !


Pourtant je suis plus sereine quant à l’avenir sortant de cette maladie durant laquelle bizarrement je ne me suis jamais sentie en danger de mort, je me suis bien plus battue contre l’institution médecine, je ne sais pas être un mouton. Plus encore qu’auparavant je suis attachée à mes valeurs en matière d’écologie, d’alimentation, d’éthique, après ma séparation j’ai renoué avec ce qui me tenait à cœur, le végétarisme, la peinture à l’huile, la lecture, l’écriture, le moyen âge, la mythologie celtes, la nutrition, la marche et professionnellement je ne me vois plus dans rien, je sais tout ce que je ne veux plus et c’est épidermique je ne peux plus travailler pour des personnes ou des entreprises qui manquent d’éthique et je ne peux plus mettre ma santé, ma personnalité de côté donc à 50 ans je ne me vois dans rien pourtant il faut que nous mangions ma fille et moi. Il n’y a qu’auprès d’enfants ou autour du handicap que je me vois. Ma mère m’appelle un jour et me dit que le gouvernement recherche des AESH assistantes auprès des enfants handicapés  en milieu scolaire, pourquoi pas, l’année vient de débuter, je cherche comment proposer ma candidature spontanée sur le net, je n’ai aucune expérience mais je fais une lettre pleine de sincérité et j’ai un CV bien rempli. Trois jours plus tard l’académie me propose un poste auprès d’un professeur de philosophie très mal voyant, on me propose 30 heures, une chance en générale auprès d’enfants c’est plutôt 18 heures et puis de la philo auprès d’élèves de terminales dans un lycée très facile et rapide d’accès par rapport à mon domicile, tout cela me plait. Je passe un test avec l’enseignant, très rigide au début il va se détendre dès que je lui lis un texte, je vais devoir m’adapter très très rapidement mais ça j’ai l’habitude. Je l’assiste en classe et pour la lecture des copies. Le salaire est minable et le contrat précaire, il va falloir se serrer la ceinture, encore et toujours.

C’est après avoir traversé tout ceci, après avoir encaissé d’être touchée dans ma féminité alors que j’envisageais de vivre enfin, que me prend l’idée de m’inscrire sur un site de rencontres !


En deux mois je suis vite agacée par l’expérience de ce site, je suscite beaucoup d’intérêt, certes j’ai un physique plutôt agréable, un peu hors normes que j’ai toujours eu du mal à intégrer ou plus exactement j’en ai toujours été détachée tant il semblait me desservir moi qui n’aspirais qu’à des relations profondes avec les autres. J’ai apprivoisé ce physique de grande blonde et sur l’ensemble de ma vie il a eu assez peu d’influence, mon sourire, ma bienveillance, mon écoute ayant toujours pris le dessus.

Donc j’ai des rendez-vous et des échanges avec  des hommes, charmants au demeurant, qui sont tous désireux de poursuivre avec moi et se projettent assez vite. Ils ont tous dans l’ensemble une belle situation dont j’aurais pu profiter mais je n’ai pas le cœur qui bat et je suis d’une nature entière et d’une intégrité sans faille. Je suis claire avec moi-même, je ne cherche personne à tout prix, je n’ai pas besoin de quelqu’un qui me prenne en charge, je ne souhaite pas vivre avec un homme, juste vivre un amour sincère, désintéressé, qui fait grandir.


Noël approche et même si j’ai payé six mois d’abonnement, je pense à arrêter ce site et je regarde une dernière fois les portraits, ceux qui n’entrent pas dans mes critères car trop loin géographiquement, trop petits ou fumeurs. Je reste accrochée à une photo, je lis sa fiche, j’y reviens plusieurs jours de suite, je ne sais pas pourquoi, j’ai une attirance sans cesse vers ce regard, ce sourire. Il habite Nancy, pour lui aussi je ne suis pas dans la zone géographique qu’il a délimitée mais il voit que je visite plusieurs fois son portrait, il m’envoie un sourire. Je lui réponds de suite un petit message très simple avec un soleil, voilà, la conversation s’engage très naturellement, le seul avec lequel j’échange sans crispation, sans retenue en toute sincérité.

Je suis chez ma mère à la campagne pour préparer Noël avec mes enfants. Nous décidons de nous appeler très vite et cela se fait le 24 décembre, la conversation est fluide, évidente, j’adore sa voix et il aime la mienne. De ce moment nous nous enverrons des messages tous les jours, il m’envoie des photos de ses enfants et petits-enfants, il se livre très vite. Il me dit que cette année Noël a été magique pour lui, par la suite nous nous appellerons tous les jours ou presque et nous échangeons par SMS, il n’est pas sur les réseaux sociaux. Très rapidement nos messages passent par des textes, des chansons, des musiques qui parlent à notre place, certaines chansons me tombent littéralement sous la main, certaines m’étaient inconnues mais expriment et cachent des messages très explicitent quant à mes ressentis et ne laissent aucun doutes sur la nature de nos sentiments, avant même de nous être vu nous nous déclarons notre amour ! Il a remarqué comme moi que nous avons déjà une connexion forte, nos messages se croisent et il est dans ma tête en permanence et pour lui c’est la même chose. Je devine souvent s’il est soucieux ou s’il rencontre un problème.


Etincelles de lumière

Avec les fêtes de fin d’année et nos emplois respectifs, nous arrivons à déterminer la date du dix janvier pour nous rencontrer, il viendra à Paris en voiture un vendredi après-midi, ma fille est en voyage, je lui donne rendez-vous dans un café à Vincennes, nous avons hâte de nous rencontrer, une seule chose m’angoisse comment lui dire que j’ai un sein en moins je n’ai rien dit de cet épisode tout récent de ma vie, je ne dors pas de la semaine qui précède.

Il est à l’heure à notre rendez-vous, j’arrive cinq minute après lui, il me voit arriver, il se lève et nous tombons dans les bras l’un de l’autre exactement dans le même geste de réconfort, il me dit « c’est toi mon ange, j’ai l’impression de te retrouver ». Nous nous sourions, je ne sais plus ce que je prends comme boisson, il déplace son fauteuil pour que nous soyons plus proches, nous sommes déjà comme des aimants, il faut que nous nous touchions et nous nous embrassons très rapidement, des baisers magnifiques, c’est beau, c’est simple, c’est pur ! Je lui demande ce qu’il recherchait sur ce site de rencontre il me répond « une personne saine à l’intérieur comme à l’extérieur ».


Pierres de soin

Lors de nos échanges téléphoniques je lui avais demandé s’il se souvenait d’une série télévisée suédoise de notre jeunesse qui s’appelait « la pierre blanche », parce que cette série m’avait fascinée surtout pour la pierre, je lui dis que j’aime les pierres, l’attraction qu’elles exercent sur moi, leur toucher. Il me répond qu’il se souvient de cette série et qu’il aime les pierres aussi. Dans ce café pour notre première rencontre je lui offre une petite pierre blanche ; une sélénite, je ne mesure pas la portée symbolique de ce geste, de cette pierre. Il me remercie, semble très touché et me dit qu’il la gardera sur lui comme un porte bonheur.

Nous passons quelques heures dans ce café, le temps s’est arrêté, une bulle s’est formée autour de nous, une énergie de sérénité… je ne peux pas le laisser repartir.


Il vient chez moi, fait connaissance avec mes chiens, mon tout petit intérieur, mais tout ceci n’a pas d’importance, nous nous embrassons, des baisers particuliers, il me le dira plus tard, lorsqu’il m’embrasse il a l’impression de trouver le chemin de mon âme.

Je lui dis enfin que je suis une amazone, il me demande ce que cela signifie, il écoute, me regarde et me dit « et qu’est-ce que ça change ? »… de toute façon nous sommes sur une autre vibration ou tout ce qui touche au matériel n’existe pas, c’est indéfinissable.

Nous nous retrouvons vite nus, je mets une nuisette pour ne pas le gêner avec ma cicatrice, je ne vois que de l’amour dans ses beaux yeux, il me dit que c’est surtout pour moi, pour que je me sente bien, que je fais comme je veux. Très vite de toute façon ça n’est pas un sujet. Nos corps sont aimantés dans une énergie de fusion. Cet homme que je ne connaissais pas il y a quelques heures est comme ma partie manquante ou plus exactement j’ai un regard global d’amour intense sur lui et chaque détail de son corps semble m’être connu. Il me dira souvent lui aussi « j’aime tout de toi », il faut comprendre au-delà des jeux de séduction, au-delà des détails physiques, tout cela n’entre pas en ligne de compte dans notre relation ! Il adore mon sourire, il veut me voir sourire sans cesse.

La première fois je lui demande s’il a un préservatif, il a l’air d’atterrir et me dit que non, que rien n’était prévu, qu’il n’a pas l’habitude…je lui en donne un que nous oublierons bien vite par la suite et ceci est une autre facette de notre lien : la confiance absolue et immédiate en l’autre. Lorsque nous faisons l’amour nous avons l’impression de compléter l’autre, je me sens libérée, mon mental s’est effacé, j’ai le sentiment de le tenir dans ma bulle, il me le dit d’ailleurs qu’il n’arrive pas a se décoller de moi. Nous restons enlacés la soirée, la nuit, la matinée.

Nous sortons pour aller déjeuner avant qu’il ne reparte, il est invité à l’anniversaire d’un très bon ami, malgré tout il repasse par mon studio, nous nous étendons pour recréer cette bulle !

Je l’accompagne à sa voiture, lui demande d’être prudent vue sa fatigue, le départ est difficile. Il s’arrête sur l’autoroute, m’envoie un message, la séparation est difficile, il a envie de faire demi-tour.

Le lendemain il me dit que c’est très éprouvant ce vide qu’il ressent en lui. Il est très dérouté aussi de s’être livré en paroles et sexuellement comme il l’a fait avec moi, que c’est la première fois. C’est quelqu’un de très entouré mais qui s’est toujours senti seul qui ne livre rien de ce qui est intime pour lui donc il semble très perturbé de son comportement. De mon côté, j’accueille ce bonheur, cette énergie, sans surprise comme si je l’avais toujours attendue, je m’y abandonne.


Petit clin d’œil de l’Univers au moment de cette reconnexion avec cet homme je suis en train de relire « Les chroniques médiévales de Jeanne Bourrin » et j’en termine avec l’histoire d’Abélard et Héloïse, je tombe aussi dans une librairie sur un roman que je recherchais depuis un certain temps car je l’avais lu à 15 ans et j’en gardais un souvenir ému, c’est « L’enchanteur » de Barjavel, l’histoire de cet amour impossible entre Merlin et Viviane. J’envoie une photo de ce livre à l’élu de mon cœur, il me dit que cela à l’ai très intéressant, je lui réponds que je lui en ferai la lecture. A ce jour je ne l’ai toujours pas relu.


Livre de Barjavel "L'enchanteur"

Connaissant son signe astrologique et son ascendant j’avais fait des recherches sur le net pour m’amuser alors que je ne m’intéresse absolument pas à l’astrologie, je n’ai même jamais lu mon horoscope. Et un jour sur mon fil de Facebook, on me propose un tirage de cartes sentimental pour son signe pour le mois de janvier, je clique dessus et j’arrive sur une chaine YouTube d’une femme qui fait des lectures intuitives, j’écoute donc cette vidéo et là je reste absolument stupéfaite car elle raconte son histoire, mon histoire et notre rencontre, elle utilise même des mots qu’il m’a dit le jour de notre rencontre. Je lui envoie cette vidéo, il me dit que c’est incroyable même à faire peur !

Après cette première rencontre nous sommes très connectés, je veux dire mentalement ou énergétiquement et aussi par messages et appels. Il a besoin de garder le lien toutes les 3 heures à peu près, nos messages se croisent, nos ressentis aussi, il me dit qu’il est obligé parfois de s’occuper sans cesse à des activités tellement il souffre du manque et tellement j’occupe tout son esprit, je sens que ça lui fait peur, qu’il essaie de reprendre le contrôle.


Lorsque je lui propose de venir à Nancy deux semaines après, il me répond « est ce que ça ne serait pas mieux que je règle les problèmes familiaux avant parce que je ne veux pas t’embarquer la dedans ». Il s’est beaucoup confié sur sa vie avec ses quatre enfants, sa fille de 25 ans qui est jeune maman et qu’il a récupéré chez lui avec son bébé parce que son compagnon la battait, son fils de 20 ans en BTS alternance une semaine sur deux chez lui, la plus jeune de 16 ans né de sa dernière union vit chez lui aussi mais qui va et vient chez sa mère de qui il est séparé depuis peu et qui habite un appartement à quelques rue dans un immeuble leur appartenant conjointement, sans compter sa plus grande fille de 31 ans qui vit tout près avec ses deux enfants et son nouveau compagnon, en plein divorce et fâchée avec sa sœur. Je suis au courant de ses amis, ses parents, sa première femme, les ex- beaux-parents, ses 4 frère et sœurs, tout ce petit monde vit dans un microcosme et compte beaucoup sur lui. Je perçois qu’il a une communication peu claire et qu’affirmer ses besoins semble difficile. Tout ceci part d’une très belle nature mais à bientôt 54 ans il me semble qu’il a plus que le droit d’exister.

Je prends assez mal son refus de me revoir et lui renvoie de manière très égotique sans le penser que s’il avait juste envie de coucher il aurait pu éviter de me dire « je t’aime » et combien je m’en veux d’avoir couché sans préservatif. Bien sur sa réponse est logique, s’il avait voulu coucher il aurait pu trouver plus simple et plus près !

Nous continuons d’échanger et je lui exprime combien je ressens ce lien et combien je l’aime, que je ne veux en rien entrer dans sa vie (lui aimerait pourtant) que seul lui m’intéresse. Il lâche un peu prise et souhaite se laisser porter par ce lien. Nous décidons de nous revoir 3 semaines après notre premier rendez-vous, par chance le professeur que j’assiste sera absent quelques jours et cela me donne un très long weekend. Je loue un petit studio à Nancy et il se libère pour quatre jours, le rêve.

Il passe me chercher à la gare,  nous avons du mal à nous rejoindre mais dès que nous sommes en contact la magie opère, rien d’autre ne compte, nous avons besoin de nous serrer dans les bras, de nous embrasser et tout s’apaise.

C’est le début de soirée, nous récupérons l’appartement le temps de poser nos bagages et nous voilà aimantés. Nous nous embrassons à n’en plus finir, nous faisons l’amour, c’est d’une grande intensité et d’une grande pureté, une complétude que rien ne vient parasiter.

Il m’offre une chaine et un pendentif qui représente un petit crabe au ventre blanc symbole de mon signe astrologique en réponse à la pierre blanche que je lui ai offerte me dit-il, je suis touchée.

Une fois dans les bras l’un de l’autre, il nous est quasi impossible de nous séparer, nous n’avons rien à manger, il est tard, le propriétaire du studio nous a dit que le petit restaurent asiatique juste en dessous était très bon, mon amoureux va commander quelque chose à grignoter et on nous l’apporte aimablement. Nous dinons rapidement mais nous ne pouvons pas nous séparer et cela sera comme ça toujours et partout, en promenade, au restaurant, nos jambes, nos mains doivent se toucher.

A nouveau au lit, il a une panne, je pense que c’est normal, que nous sommes fatigués, de son côté il explique cela par le fait qu’il a du mal à retirer de son esprit que j’ai pu penser qu’il ne m’avait vu que pour coucher parce que ses sentiments sont beaucoup plus profonds.


Place Stanislas de Nancy

Nous décidons de visiter un peu sa ville, il fait froid mais avec un beau soleil, nous déjeunons sur la place Stanislas, c’est très agréable, il apprécie de pouvoir profiter de sa ville comme un touriste.

Nous faisons de petites courses pour quelques repas, nous parlons de tout, de notre vie en toute transparence et je ne ressens aucun calcul de son côté non plus. Il n’est jamais sur son téléphone, n’a pas de réseaux sociaux, quel bonheur, ça change de ce que j’ai connu et cela colle tout à fait à mes valeurs.

Il connait mes difficultés financières et c’est lui qui paie tous les restaurants. J’ai payé la location, bien qu’il souhaite y participer je ne lui dis pas combien cela m’a couté.

Nous entrons dans la cathédrale, il sait que je suis athée, lui est catholique surtout croyant par le cœur, j’avais envie d’entrer dans la cathédrale, j’aime les églises, l’architecture et l’histoire. Il achète un cierge et nous le déposons ensemble, je ne sais pas prier mais je crois que j’ai souhaité que notre amour dure toujours !

Nous retrouvons notre nid, nous n’en finissons pas de nous aimer et nous ne dormons presque pas, si nous nous écoutions nous ne sortirions pas. Nous finissons par nous décider enfin à la nuit, il m’emmène en voiture en forêt ou il fait de la moto enduro avec ses amis, là où il s’arrête pour boire un coup.

Durant le séjour  il prendra 1h30 pour passer chez lui voir si tout va bien car sa fille de 25 ans reste apparemment choquée et fragile de ce qu’elle a vécu même 6 mois plus tard et vit mal que son père découche quand bien même elle n’est pas seule à la maison.

Le weekend est idyllique alors que nous ne nous connaissons pas tout est évident si différents que nous sommes pourtant. La séparation arrive, c’est douloureux pour nous deux. Il m’accompagne au train, le cœur un peu lourd mais aussi rempli de si doux et intenses moments.

Je rentre chez moi, il m’appelle et me dit de regarder dans ma trousse de toilette, j’y trouve la somme équivalente à la location.


Après ce séjour nous sommes toujours autant connectés… au bout d’une semaine alors que nous nous manquons il me dit « viens, viens à la maison, je voudrais que tu sois tous les jours dans mes bras ». Je réponds que c’est hors de question que je vienne chez lui, c’est trop tôt et je n’ai aucune envie de me retrouver dans cette énergie, cette empreinte toute fraiche à peine laissée par la précédente, je souhaite créer quelque chose en terrain neutre. Son ex-compagne y revient souvent de ce que je comprends et je pressens que la séparation n’est pas bien actée surtout pour l’entourage, les enfants. Je lui fais aussi comprendre que je ne souhaite pas prendre les commandes de sa vie, qu’il est possible pour moi d’envisager à l’avenir de m’installer près de Nancy puisque j’ai tout à reconstruire et que lui à son entreprise donc je peux envisager de bouger, c’est à voir. Cela ne veut pas dire que je souhaite le partager mais qu’il se réalise, se détache, s’impose face à sa famille, je souhaite un engagement du cœur avec toute l’intégrité qui me caractérise.

Ce sont les vacances d’hiver pour moi et nous décidons de nous voir pour la Saint Valentin, encore 3 semaines que nous nous sommes vus, il me propose Reims, cela ne fait qu’une heure de train pour moi, un peu plus pour lui en voiture. C’est toujours moi qui réserve le logement parce que j’ai un compte Airbnb, je dépense bien trop au regard de ma situation même s’il me redonne presque l’intégralité de la location ainsi que les restaurants, pour moi qui suis en grande difficulté même un billet de train c’est déjà trop. Mais après toutes les épreuves de ma vie, je me dis tant pis c’est bien trop beau. Je lui prévois des cadeaux pour la Saint Valentin, soins du corps, huile de massage.


Nous nous rejoignons à la gare, je suis arrivée bien plus tôt que lui car il avait un dernier rendez-vous de travail et j’ai pris l’horaire de train le moins cher. Nous sommes heureux de nous retrouver mais je le sens tendu, sous pression et il a faim. Nous trouvons un restaurant, je prends sa main, lui envoie de belles ondes, je le vois se détendre. Après le déjeuner on me prévient que le studio est prêt. Nous nous installons et nous créons notre bulle, c’est toujours aussi intense. Je lui offre mes petits cadeaux et il me fait la surprise d’une enceinte JBL, un très beau cadeau car il sait comme j’aime la musique. Je lui dis que si nous voulons aller au restaurant pour la Saint Valentin il aurait fallu réserver car il n’y aura plus de place mais que cela ne me dérange en rien de rester au studio, il me répond qu’il a déjà réservé face à la cathédrale un restaurant qui s’appelle « le bistrot des anges », c’est un amour.

Nous passons une très bonne soirée, il vient s’assoir près de moi pour le dessert, nous sommes encore trop loin l’un de l’autre. Il part régler, je le rejoins et je le prends par la taille en me tenant derrière lui la tête sur son épaule, je sens qu’il est surpris, le patron qui l’encaisse dit que j’ai l’air heureux, je lui dis « oui toujours » ! Il me dira combien mon geste l’a ému car il n’a pas l’habitude de ce genre de manifestations, je garde pour moi le fait que moi non plus je ne me suis jamais manifestée de la sorte auparavant avec mon conjoint.


Couple amoureux à la Saint Valentin

Une petite épicerie est ouverte tard face à l’appartement nous faisons de petites courses, je prévois des menus pour une partie du reste du séjour.

Nous faisons l’amour, c’est toujours aussi beau, il se libère peu à peu, il se découvre, il me dit que beaucoup de choses sont une première pour lui. Nous restons parfois juste collés, le temps s’arrête, les vibrations qui nous entourent nous laissent en harmonies parfaites, il est contre moi, je le caresse, tout n’est que douceur.


Je sens que j’ai une aptitude, un magnétisme, que j’ai le cœur au bout des doigts. Il me dit qu’il aurait aimé que je porte ses enfants, que j’ai ouvert des portes en lui, que je lui ai ouvert le cœur. C’est difficile d’expliquer que ce ne sont pas des paroles mièvres et juste édulcorées, toute notre communication est au-delà de ce que j’ai pu connaitre, il y a des messages plus profonds cachés même dans nos sms dont nous ne prenons pas réellement la mesure sur le moment, même si nos cœurs le pressentent.

Ce weekend là je cuisine un peu il s’émerveille de la facilité avec laquelle je prépare un repas avec trois fois rien, je suis végétarienne mais il aime ce que je choisis au restaurant et ce que je cuisine. Nous discutons très tard une nuit dans le petit salon cuisine, il me parle du couple qu’il formait avec sa première femme, marié très jeune à 20 ans sans réfléchir et il est devenu papa dans la foulée, il a toujours beaucoup travaillé et étudié en même temps, puis de son divorce après dix ans et de ce qu’il a essayé de faire pour ses 3 enfants et son ex-femme afin que personne ne souffre et il n’a rien voulu imposer. Puis de la rencontre avec sa deuxième compagne avec laquelle apparemment rien n’a jamais été évident et de qui il a une fille, de ce qu’il me décrit un peu je retrouve beaucoup chez elle des mécanismes pervers narcissiques et c’est même lui qui le remarque lorsque je me livre un peu sur ma vie avec un pervers narcissique. Il est séparé depuis peu et elle vit dans un appartement qui leur appartient, bien qu’elle travaille maintenant ce qui n’a pas été le cas durant la majorité des 20 ans qu’ils ont partagés il paie encore beaucoup de choses pour elle, il me dit qu’il sera toujours là pour les mères de ses enfants, c’est tout à fait honorable mais je le sens tout de même pris dans quelque chose qui l’empêche d’être lui-même. Il répète souvent qu’il n’y a rien de vraiment grave dans le motif de sa séparation, je sens qu’il veut maintenir la paix mais qu’il ne s’affirme pas, parce qu’il me dit pourtant que cela dure à peu près depuis 2015 et qu’il en a marre, qu’il a envie de tout envoyer balader. Il lâche des petites phrases comme ça et si il arrêtait son activité et nous ouvrions quelques chose ensemble tout à fait dans un autre domaine que le sien. Je ne l’incite pas, je ne rebondis pas sur l’idée, je sens que c’est dit comme ça, comme un souhait dans l’univers, peut être un souhait du cœur mais que le mental n’est pas prêt.

Il fait du para- moteur et aurait voulu être pilote, cela lui va bien de prendre de la hauteur parce que je sens que c’est un doux rêveur plombé par le carcan de la société, par le carcan qu’il s’est créé ! Je le sens attaché à son personnage public, au regard de la société, tout l’inverse de moi pour ça et il aime ça de moi, ma liberté !

Lorsque nous nous promenons il prend toujours ma main et ce geste auquel je n’ai jamais eu droit dans ma vie me procure une douce émotion et je lui dis, il me répond qu’il a toujours pris la main de ses femmes et j’avoue en avoir ressenti une blessure en mon cœur et moi qui n’ai jamais connu la jalousie, j’en ai un petit aperçu.


Vol en paramoteur

Je vois que nous avons beaucoup de différences dans son mode de vie, ses gouts, sa relation aux autres, cette promiscuité étouffante au sein de sa famille ou chacun se mêle sans cesse des histoires des autres et les alimente. Il semble subir cela, je ne porte pas de jugement mais je constate à quel point cela est l’inverse de moi qui ai un entourage très réduit mais sain, un dialogue clair plus encore depuis ma maladie, l’assurance pour mes enfants que je les aime mais a qui je laisse l’espace et le loisir de me voir ou pas. Pourtant ces différences ne semble pas être un obstacle pour moi, l’amour pour moi est au-delà de cela et ne nécessite pas d’être ensemble 24 h sur 24 et puis nous avons beaucoup de gouts communs particulièrement ce qui lui tient le plus à cœur finalement. Nous parlons tranquillement de tout ceci, il aime écouter mes conseils, il me le dit et se montre demandeur mais il dit aussi souvent que j’ai deux ans d’avance sur le chemin par rapport à lui.

A la fin de ce weekend la séparation est difficile encore une fois. Nous restons très connectés.

Il me téléphone de manière spontanée un jour alors que je suis en  conversation avec ma fille clairement nous nous disputons, parce que bien sûr il est difficile de vivre dans un espace aussi réduit avec si peu de moyens, d’avoir traversé tant d’épreuves dans ces conditions, difficile cette vie entre parenthèse à 20 ans, je décroche, ce que je n’aurais certes pas dû faire, ma voix est tendue, sèche, je lui dis qu’il est préférable que nous nous rappelions. D’habitude lorsque nous nous appelons je descends dans ma voiture car nous vivons dans une seule pièce et je suis toujours agréable au téléphone comme dans la vie alors là c’était exceptionnel mais il utilisera ce seul mouvement d’humeur pour justifier plus tard son comportement.

Lorsque nous parlons au téléphone, il me livre des soucis qu’il rencontre avec ses enfants particulièrement avec sa fille de 25 ans qui garde des séquelles de sa maltraitance même 6 mois plus tard, qui mieux que moi peut comprendre ceci, il connait un peu ce que j’ai vécu mais je suis restée assez réservée tout de même, parce que j’ai envie de passer à autre chose et puis parce que je reste un peu méfiante quand même, je ne lui ai d’ailleurs pas donné le nom de ma chaine YouTube ni mon mail qui y est rattaché. Concernant sa fille je lui explique qu’elle peut faire appel à un spécialiste qui pratique l’EMDR car cela est efficace pour les traumatismes et rapide, je lui en trouve même un dans sa ville. Il me dit que c’est adorable de ma part, que je suis un ange. Il me confie aussi qu’après le dernier weekend que nous avons passé ensemble à son retour il s’en est pris plein la figure de toute part, de la famille et de son ex compagne.


Homme seul et rejeté


Puis à la suite d’une soirée passée chez ses parents avec sa fille jeune maman, sa sœur et sa nièce et où il a parlé de notre belle rencontre et tout le bien qu’il pensait de moi, il a apparemment montré une photo de moi à sa mère ; sa sœur le raccompagne et le prévient que son ex compagne avait appelé ses parents lors de notre weekend et l’avait fait passé pour le pire père de famille, lamentable face à ses responsabilités ! Ah les jeux psychologiques ou je reconnais bien les mécanismes toxiques d’utiliser l’entourage, tellement loin de mes façons de faire.

Je lui envoie un message un soir très tard car je n’ai pas de nouvelles et je sais qu’il passe une soirée avec un associé a qui il veut confier plus de travail pour que lui puisse se libérer, pour lui, pour nous. Il m’appelle alors qu’il se trouve encore avec cet ami et ne se cache pas de notre relation.


J’ai toujours des discussions très riches avec ma fille sur le sens de la vie, nos émotions, nos comportements, elle m’écoute mais je l’écoute aussi. J’échange un peu avec elle sur la famille de mon autre, et elle me met en garde, elle est parfois agacée de me voir si amoureuse pas par jalousie, elle ne veut pas que je souffre, elle sait que j’ai le cœur ouvert et s’en étonne toujours après mes épreuves, elle, est bien plus méfiante. Elle prend assez mal le fait qu’il semble se plaindre de sa situation, qu’il semble la subir et que je m’en préoccupe alors que pour elle il est dans son confort financier et avec ses loisirs, que celle qui traverse de véritables épreuves et se trouve en situation très difficile, c’est moi, c’est nous donc qu’elle n’a pas envie d’entendre parler de sa famille.

Trois semaines après notre dernier séjour nous choisissons de nous retrouver à Metz, une ville qu’il aime beaucoup, comme toujours c’est moi qui vient dans sa région au cas ou il ait a rejoindre rapidement son domicile et comme toujours c’est moi qui réserve et qui débourse l’argent.

J’arrive en train à Nancy et il vient me chercher à la gare puis nous allons en voiture à Metz, il a fait des courses. Dès que nous sommes en contact nous sommes bien,  aimantés.

La ville de Metz est une ville avec une belle énergie. Même si nous sommes toujours très fusionnels avec une belle sexualité, durant ce séjour je vais sentir des tensions, des dysfonctionnements, des appels qu’il doit passer pour s’expliquer. Bizarrement sa fille de 16 ans exprime par message qu’elle a besoin de lui pour réviser je ne sais quoi, de ce que j’avais compris c’est une bonne élève qui sort souvent assez tard pour son âge, pourquoi ce besoin sur ce weekend-là, je sais je l’ai pressenti qu’à elle qui est l’enfant de sa dernière compagne il n’a rien dit pour nous et que celle-ci est le bras armé de sa mère.


Une nuit la plus âgée de ses filles lui envoie un message, elle a reçu un mail de sa belle-mère donc la dernière compagne qui a ressorti un lettre que celle-ci avait écrite lorsqu’elle avait 20 ans et n’était pas tendre avec sa belle-mère, oh là là pourquoi remuer la vase d’il y a plus de 10 ans sur  ce weekend là et pourquoi passent- ils tous par lui. Les voilà les boutons sur lesquels appuyer pour enclencher les mécanismes de culpabilité chez lui. Absolument rien de cela n’existe dans mon entourage avec mes proches. Tout ceci vient polluer notre weekend et je souris un peu moins, a ce moment dans mon corps je sais qu’il sort de notre bulle, je sais qu’il remet son armure, qu’il remet son cœur en prison.

Nous voulons passer le début d’après-midi ensemble avant mon retour alors je réserve un train plus tard et plus cher de ce fait. Ce jour-là, ma fille m’appelle en pleurs parce qu’un de nos petits chiens va très mal et cela ajoute à ma tristesse, il me dit tu vois ils ont besoin de toi, je lui dis oui bien sûr parfois, la vie quoi mais derrière je sens qu’il prépare son replis, qu’il cherchera à me faire porter ses décisions.

Il m’accompagne à la gare, j’embarque un peu dans la précipitation, il me dessine un cœur sur la poussière de la vitre du train. Il me faudra encore 3h30 avant d’être chez moi, pour lui c’est a peu près 30 minutes de voiture, lorsque j’estime qu’il est chez lui je lui envoie un message comme nous avons l’habitude et déjà cette réponse plus tardive n’a pas la même forme.


Dessiner un coeur d'amour sur la vitre du train

Les deux jours qui suivent ses messages sont creux sans plus aucune effusions totalement à l’opposé de notre façon d’échanger, je ne comprends pas je lui demande de m’appeler et ce qu’il m’explique c’est qu’il ne peut pas continuer que c’est préférable comme ça, que je lui ai ouvert le cœur, que je suis son idéal mais qu’il n’est pas à la hauteur. Il me demande de garder le lien, je ne comprends rien c’est tellement douloureux, rien ne justifie cette séparation du moins il ne m’en donne pas les raisons, je lui dis une phrase assez symbolique « tu mets fin à ma vie sentimentale » au-delà du côté mélodramatique qu’on pourrait y voir, je sais maintenant que oui c’est la fin de l’amour sentimental comme j’ai pu l’envisager, j’ai découvert autre chose.


C’est un moment très douloureux pour moi, en plus de devoir euthanasier mon chien atteint d’un cancer généralisé, lui qui était un membre de la famille, un moment difficile à vivre avec mes enfants. Et puis suivra le confinement, nous partons en urgence à la campagne chez ma mère parce que deux mois à deux dans 20 m2 en pleine ville ne nous semblait pas vivable, malheureusement je ne verrai pas mes garçons.

Il prend des nouvelles par message, se réjouit juste que je sois chez ma mère, il n’y a plus aucune manifestation d’amour,  d’affection ou de compassion, il se lamente plutôt que la vie est dur et moi au contraire je lui montre qu’elle peut être belle. Je l’ai au téléphone je lui demande s’il écoute son cœur parfois, il me répond « pas souvent, la seule fois ou je l’ai fait c’est avec toi et j’en souffre » Encore un message codé. Je ne vais pas cesser de lui prouver mon amour mais aussi de lui montrer l’homme formidable qu’il est, les ressources qu’il possède, par tous les moyens, certainement pas toujours de la bonne manière mais il est inflexible et surtout totalement muet, malgré tout ça je ne peux pas le détester, j’éprouve de l’amour pour lui dans mon cœur et rien absolument rien ne change ça quoi qu’il fasse, je suis en colère une heure tout au plus et cette lumière, cette chaleur pour lui revient. Je connais tout sur lui, son lieu d’habitation, son travail, les prénoms et noms de toute sa famille mais je ne cherche pas sur les réseaux sociaux, je n’y pense même pas, je vais lui faire comprendre plusieurs fois, qu’il n’a rien à craindre de moi, seul son bonheur m’importe. Il se protège mais de quoi ? Il rompt totalement la communication et voilà, la vague du tsunami me submerge, moi qui croyais avoir affronté la souffrance la plus profonde ces dernières années voilà qu’il s’en présente une autre d’une intensité sans nom mais agrémentée d’une nouvelle énergie.


Recevoir la lumière spirituelle

Et puis je suis littéralement bombardé de spiritualité, tout vient à moi par tous les moyens, synchronicités, messages, lectures et la télépathie avec lui qui s’installe. Je passe d’une énergie créatrice à la souffrance la plus intense et inversement. Des choses s’éclairent sur moi, mes blessures, ce lien, ma place dans ce monde, dans l’univers, un retour vers moi. Et puis nous nous retrouvons ma mère, ma fille et moi, trois générations de femmes et une étrange énergie circule entre nous, chacune bousculée à notre manière dans notre éveil et chacune participant à celui de l’autre.

Durant le confinement je réussis à l’avoir au téléphone, il me dit que son ex compagne est revenue vivre avec eux « il faut se serrer les coudes » me dit-il. Mon inconscient relègue l’information, je ne suis surement pas prête à comprendre ce que tout le monde aurait compris et puis je pense que cette force qui me pousse ne souhaite pas que je comprenne afin que je continue a porter ce lien et qu’il ne soit pas permis d’en douter car si cela avait été le cas je n’aurais pas fait tout ce travail de recherches et de guérison et je ne serais pas allée sur le chemin de l’amour inconditionnel pour moi, pour les autres, pour lui.

Un médium énergéticien que j’ai consulté à la sortie du confinement pour retrouver mon énergie tant je me sentais fatiguée me dit à propos de cette relation que cet homme n’a été que la flamme pour allumer mon éveil. Oui peut être et quoiqu’il arrive c’est déjà énorme.


Nous sommes en juillet, je suis en vacances, j’ai pris six jours seule sans enfants, sans conjoint, sans amis, sans chiens, pour la première fois de ma vie à 51 ans, un retour dans mon intériorité absolument nécessaire.

Je me balade sur la promenade qui longe la magnifique plage de la Baule, des couples de mon âge se promènent, souvent se dégage d’eux une forme de plénitude, je vois un bras passé autour d’une taille, une main prise avec amour, je sais que tout ceci est le théâtre de la vie mais je ressens une petite douleur au creux du ventre, je sens la main chaude de mon autre dans la mienne.

Le chemin est encore long pauvre petite terrienne que je suis mais j’accueille cette douleur, ce sentiment, je ne me juge pas, je laisse les choses s’exprimer, j’apprends à être indulgente avec moi-même.

Et puis il y ces bouffées de joie qui me prennent par surprise, ce sentiment très fort de liberté qui me remplit.



Femme libre dans l'océan

 

 

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